La voie de la chevalerie

Knight-Death-and-the-DevilDans le cadre sociétal où elle se manifeste aujourd’hui comme hier selon une constante nature (mais sous des modes d’actions que l’évolution historique commande différents) comme dans son aspect propre de voie spirituelle plus intérieure partagée par les chevaliers « prud’hommes » ainsi que les désignent parfois les livres médiévaux (ou profès dans les Ordres Militaires et Religieux), la chevalerie est une et pérenne.

Il est dans sa nature et sa mission de témoigner et d’agir, comme saint Paul l’exigeait du chrétien   « à temps et à contretemps » 1 sans crainte des réactions du « monde ».

Une gravure d’Albrecht Dürer2 intitulée « le chevalier, la mort et le diable » illustre parfaitement le caractère de la voie chevaleresque. Tout est symbole signifiant dans cette gravure que l’on se doit de bien déchiffrer.

Ce chevalier au regard tout d’intériorité et au sourire bienveillant que l’on devine, au maintien droit et assuré, mène son chemin, indifférent aux dangers et aux séductions qui tentent de le détruire, assurément guidé par une étoile intérieure.

Chevalier intemporel, il invite à discerner et à accomplir l’exigence de son état, de sorte que chaque chevalier, comme chaque Ordre chevaleresque, pourrait le revendiquer comme son paradigme ; comme un blason commun en quelque sorte…

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Pascal, Comte Gambirasio d’Asseux

Capitulaire et Roi d’Armes

1 « Je t’adjure devant Dieu et le Christ Jésus (…) proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire ». (IIème Timothée, IV,2).

2.Albrecht Dürer der Jüngere : 1471-1528. Cette gravure fut réalisée en 1513.